Finance durable : l’heure de la seconde chance ?

Publié le 02/07/2020 Actualités

Les Éditions de l’observatoire présentent une collection d’ouvrages numériques qui anticipent les grands thèmes du monde d’après le coronavirus. Philippe Zaouati, Directeur général de Mirova et figure de proue de la finance verte en France et en Europe, signe l’un de ces ouvrages, intitulé : Finance durable : l’heure de la seconde chance.

La finance apparait souvent comme l’ennemie, la coupable de nombreux maux de notre économie. Pas cette fois. Si la crise que nous traversons a provoqué une remise en cause du capitalisme dans son ensemble, si elle a mis en évidence ses excès et dysfonctionnements, dont ceux de la finance, l’industrie financière a été logée à la même enseigne que les autres. Comme les autres, elle a aussi été amenée à se questionner sur sa raison d’être, sur son utilité sociétale.

Cette question est celle même qui, bien avant le coronavirus, a fait émerger une nouvelle vague d’acteurs et de pratiques, que l’on peut regrouper sous l’appellation « finance durable ». Sous la pression des régulateurs, de l’opinion publique, la vague a pris de l’ampleur et on parlait, avant la crise, de « généralisation » de la finance durable. Mais avec quelles exigences ? Quelle sincérité ? Quelle force et donc, quelle efficacité ? 

Si nous faisons le choix d’un Monde d’après durable, nous devons faire le choix d’une finance durable. Pas comme alibi d’un système financier inchangé, mais comme standard. Comme bras armé de la relance en France et en Europe. La finance verte a fait depuis 10 ans la preuve de sa pertinence et de sa rentabilité. Les régulateurs avancent dans le bon sens, les politiques publiques également, les épargnants n’attendent que cela. Si la volonté politique nécessaire à une réelle transformation de l’économie est bien là, la finance verte est prête pour saisir cette nouvelle chance.

Philippe Zaouati
Directeur général