Répondre aux défis de la consommation par l’économie circulaire

Publié le 06/12/2021

La transition environnementale est un sujet protéiforme qui affecte à la fois nos modes de production et de consommation. Elle s’inscrit pleinement dans la réalité économique, pour réduire significativement les impacts sur l’environnement et préserver notre planète. Ces enjeux sont de mieux en mieux compris et portés par les mesures de relance, plus particulièrement en Europe. La transition environnementale et énergétique est en effet pleinement intégrée au cœur des politiques publiques et de la législation, comme en témoigne le Fit For 551, qui présente des mesures d’une ampleur inédite visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre territoriales de 55 % d’ici 2030 par rapport à 1990 tout en augmentant la séquestration de carbone dans les sols.

Suzanne Senellart et Hadrien Gaudin-Hamama présentent dans cet article les principales implications du Fit for 55 et en quoi la stratégie Mirova Europe Environmental Equity2 contribue à l’atteinte de ses objectifs. Ils expliquent également en quoi cette stratégie vise à relever les enjeux majeurs soulevés par la transition environnementale, en investissant notamment dans l’économie circulaire3.

Mirova

En bref

  • L’économie circulaire peut participer à près de la moitié de l’effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment via la préservation des ressources et de la biodiversité*.
  • La stratégie actions Mirova Europe Environmental s’inscrit dans la démarche du « Fit for 551 », en s’intéressant notamment aux sociétés offrant des solutions innovantes en faveur de l’économie circulaire, la thématique de la préservation des ressources représentant 34 % du portefeuille au 29/11/2021.
  • Le Fit for 55 est le paquet législatif européen le plus ambitieux en matière de transition environnementale, à la fois en termes d’horizon temporel et d’implications sectorielles.

Stratégie Mirova Europe Environmental Equity et « Fit for 55 », même combat

Si l’Europe était déjà profondément engagée en faveur de la lutte contre le changement climatique et avait déjà pris des engagements pour y parvenir, une étape décisive a été franchie le 14 juillet 2021. La Commission Européenne a en effet présenté une série de propositions d’actions concrètes pour accélérer la lutte contre le changement climatique, atteindre la neutralité carbone en 2050 et tenir l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55 % au moins en 2030 par rapport à 19904 — un pré-requis pour respecter la trajectoire fixée par le ‘Green Deal’ en application de l’accord de Paris. Ce paquet de 12 mesures (cinq directives et sept règlements) confirme l’intention de placer l’Europe à l’avant-garde du combat climatique, à la fois en termes d’horizon temporel et d’implications sectorielles. Il touche ainsi l’ensemble des secteurs de l’économie : industrie, transports, bâtiment, agriculture ou encore les forêts, et les objectifs devront pour la plupart être atteints à horizon 2030. La combinaison des mesures choisies constitue un équilibre soigneusement dosé entre fiscalité, objectifs, standards et mesures de soutien.

Ces propositions combinent :

  • L’application de l’échange de droits d’émission à de nouveaux secteurs
  • Une augmentation des objectifs de séquestration carbone du secteur des terres
  • De nouvelles règles d’utilisation de la biomasse réaffirmant l’importance de la hiérarchie des déchets afin de privilégier la production de biens à la bioénergie
  • Un recours accru aux énergies renouvelables
  • Une amélioration de l’efficacité énergétique
  • Un déploiement plus rapide de modes de transport à faibles émissions et des politiques connexes en matière d’infrastructures et de carburants
  • Des mesures visant à prévenir la fuite de carbone

mirova-europe-environmental-equity-fit-for-55

Stratégie Mirova Europe Environmental Equity : la transition en actions

La stratégie actions Mirova Europe Environmental s’inscrit dans la démarche du « Fit for 55 », en s’intéressant aux sociétés offrant des solutions innovantes, qui contribuent à la préservation de la biodiversité et à la séquestration du CO2 par les écosystèmes. D’ores et déjà, ces entreprises gagnent la double bataille : économique et écologique sans compromettre les enjeux sociaux. Qu’elles soient parmi les grands leaders d’aujourd’hui ou les pépites innovantes porteuses des révolutions de demain, elles sont sources d’opportunités de croissance séculaire et ouvrent la voie à une croissance durable.

En plaçant ces acteurs au cœur de son portefeuille, la stratégie Mirova Europe Environmental Equity permet aux investisseurs de coupler recherche de performance financière et impact environnemental et social.

Tout savoir sur : la stratégie Mirova Europe Environmental Equity**

  1. Une compréhension globale et un traitement simultané des 3 enjeux environnementaux majeurs, car interconnectés :
    • Le changement climatique
    • La perte de biodiversité
    • La raréfaction des ressources
  2. Une identification des solutions les plus pertinentes et des secteurs les plus impactants, devant et pouvant conduire les changements technologiques majeurs et nécessaires :
    • Énergie renouvelable et efficacité énergétique
    • Préservation et recyclage des ressources
    • Bâtiment vert
    • Mobilité décarbonée
    • Changement des modes de production : développement de solutions alternatives et biosourcées, arrêt de l’agriculture intensive, réduction de la consommation, etc…
  3. Un investissement dans les acteurs les plus pertinents au sein d’une même chaîne de valeur :
    la stratégie Mirova Europe Environnemental Equity identifie l’ensemble des acteurs les plus pertinents au sein d’une filière industrielle : manufacturiers, équipementiers, énergéticiens… ceci afin de cibler les sociétés dont les solutions sont à la pointe de la transition.
  4. Une recherche d’alignement avec un scénario de réchauffement climatique de 2°C maximum5
  5. Une gestion de conviction, menée par une équipe d’experts spécialisés sur les enjeux environnementaux depuis 20076

La stratégie actions Mirova Europe Environmental s’inscrit dans la démarche du « Fit for 55 », en s’intéressant aux sociétés offrant des solutions innovantes, qui contribuent à la préservation de la biodiversité et à la séquestration du CO2 par les écosystèmes.

Focus sur l’économie circulaire et la gestion durable des ressources

Le Fit for 55 se caractérise par une ampleur sans précédent, et touche l’ensemble des secteurs de l’économie, notamment l’utilisation des terres, l’agriculture et la gestion forestière.

D’ici à 2035, l’Union Européenne devra augmenter la capacité de séquestration carbone des terres à 310 millions de tonnes d’émissions de CO2 par an contre 265 millions de tonnes d’émissions de COactuellement7 et s’efforcer de parvenir à la neutralité climatique dans les secteurs de l’utilisation des terres, de la gestion forestière et de l’agriculture, y compris en ce qui concerne les émissions du secteur agricole, telles que celles provenant de l’utilisation d’engrais, responsable de 4,6 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre8, et de l’élevage, responsable de 12 %9 des émissions mondiales10. Ces activités sont en effet responsables de l’émission de protoxyde d’azote, et de méthane respectivement, des gaz à fort pouvoir de réchauffement et dont la réduction rapide des émissions pourrait s’avérer clé pour l’atteinte des objectifs d’ici 2030.

L’agriculture est également responsable de près de 73 % de la déforestation dans le monde11 alors même que les forêts sont des puits de carbone essentiels qui doivent être préservés. Le GIEC12 requiert en effet dans ses scénarios +1,5°C l’expansion de la surface forestière de 300m ha (7,5% de la surface actuelle) d’ici 205013.

Pour lutter contre un réchauffement climatique qui semble plutôt prendre une trajectoire +2,7°C14 si les États ne s’engagent pas davantage, la transition des régimes alimentaires pourrait également jouer un rôle clé. Alors que la production de viande couvre 24 %15 des surfaces émergées, comprenant des terres agricoles fertiles utilisées pour l’alimentation du bétail, l’opportunité d’une transition alimentaire humaine vers un régime plus riche en protéines végétales moins intensives en occupation des sols pourrait libérer ces terres pour nourrir une population croissante de bientôt 9,7 milliards d’habitants16. Les légumineuses participeraient ainsi à accroitre la surface disponible pour la croissance des forêts induisant une augmentation des puits de carbone tout en réduisant le recours aux engrais azotés inorganiques, responsables du dépassement des limites planétaires17.

Investie dans les acteurs oeuvrant en faveur de l’économie circulaire, la stratégie Mirova Europe Environmental Equity participe au développement de solutions innovantes qui combinent recherche d’impact environnemental et recherche de performance financière.

Par ailleurs, la biomasse lignocellulosique obtenue des déchets végétaux agricoles et forestiers permettrait d’une part la production de biens de consommation dans le secteur manufacturier dont la recherche d’alternatives biosourcées au pétrole crée une course à la ressource qui menace également la disponibilité des terres, et d’autre part la production de bioénergies, qui pourraient jouer un rôle clé dans la décarbonation du secteur manufacturier.

Enfin contribuer à la transition de l’agriculture vers des pratiques durables pourrait générer des co-bénéfices importants en termes de biodiversité et de résilience des écosystèmes. En effet, l’agriculture reste le premier facteur d’érosion de la biodiversité terrestre18, à l’heure-même où une sixième extinction des espèces19 pourrait advenir.

La réduction de la diversité des semences augmente la dépendance aux pesticides, et réduit la résilience de la production agricole au changement climatique alors même que celui-ci s’accélère tandis que la disparition des pollinisateurs, due en particulier aux pesticides, menace la pérennité de nos modèles agricoles comme l’illustre le fait que 71 % des 100 semences les plus utilisées — et qui fournissent 90 % de l’alimentation mondiale — dépendent de la pollinisation20. Les opportunités offertes par une agriculture utilisant des engrais organiques et des alternatives aux pesticides dangereux, ainsi que des solutions numériques réduisant l’utilisation d’intrants sont donc réelles.

Les terres ne sont pas les seules à être menacées, la filière agroalimentaire est également responsable de la production de films plastiques aux fins d’emballages, ceux-ci étant responsables de 80 % des pollutions marines, or la surproduction de plastique induit un rythme de pollution des océans qui risque d’être multiplié par 3 d’ici 20 ans21. Pourtant 80 % de cette augmentation pourrait être évitée en utilisant des technologies existantes telles que de nouveaux modèles de livraison, l’écoconception, la substitution et le recyclage chimique et mécanique22.

L’agriculture et les ressources d’aujourd’hui sont confrontées à trois enjeux majeurs :

  • La transformation de nos systèmes alimentaires tout en réduisant la demande en ressources par la transition vers des régimes alimentaires plus riches en protéines végétales et plus sains
  • L’accélération de la transition vers des pratiques agroécologiques régénérant les écosystèmes recourant à une diversité génétique des semences, et utilisant des méthodes numériques et biologiques pour réduire l’utilisation des pesticides dangereux et des engrais inorganiques
  • La séquestration du carbone dans des sols agricoles et forestiers vivants tout en valorisant la biomasse pour la production de biens manufacturés dans le cadre d’une économie des nutriments et des ressources qui promeut la consigne et le recyclage

La stratégie Mirova Europe Environmental Equity a pour objectif de relever ces enjeux en investissant dans des acteurs qui développent des solutions innovantes en faveur de l’économie circulaire.

Au cœur de la stratégie Mirova Europe Environmental Equity

La stratégie Mirova Europe Environmental Equity s’inscrit dans la trajectoire du Fit for 55, notamment en matière de gestion durable des ressources, cette thématique représentant 34 % du portefeuille au 29/11/2021.

Qu’il s’agisse d’agriculture régénératrice, de biochimie ou encore de recyclage du plastique, l’économie circulaire est pleinement intégrée à la stratégie de gestion du portefeuille.

Focus sur NOVOZYMES : l’agriculture régénératrice

L’agriculture régénératrice offre une alternative à l’agriculture intensive et vise notamment à séquestrer le carbone dans les sols mais aussi les régénérer, accroitre la biodiversité, contribuer au cycle de l’eau, accroitre les services écosystémiques, dans le cadre d’une agriculture résiliente au changement climatique.

Focus sur NOVOZYMES : L’agriculture régénératrice

Les solutions qu’elle propose permettent notamment de réduire le recours aux intrants tels que les engrais inorganiques, mais aussi d’offrir des alternatives naturelles aux pesticides nuisibles à la biodiversité et dont l’utilisation par hectare a augmenté de 30 % en 20 ans dans le monde23. L’agriculture régénératrice est alignée avec la stratégie européenne de la ferme à la fourchette, qui vise à réduire de 50 % l’utilisation de pesticides d’ici 203024.

Chiffres clés 

  • Chiffre d’affaire 2020 : 14,012 mds de couronnes danoises
  • Croissance organique sur 5 ans : + 2 %
  • Marge Ebitda25 : entre 35,1 % et 36,8 %
Source : rapport 2020 Novozymes

Pionnier dans les biotechnologies et leader mondial des solutions biologiques à base d’enzymes, de microbes et de micro-organismes, Novozymes a développé en 70 ans plus de 700 produits inspirés des mécanismes de la Nature, permettant à de multiples industries de mener leur transition environnementale : agroalimentaire, énergie, papèterie, textile, eaux usées, santé, etc… (Source : Novozymes)

Des produits de rupture 

  • Taegro®2, un fongicide foliaire microbien à large spectre formulé avec la bactérie Bacillus amyloliquefaciens d’origine naturelle, offrant une protection contre une large gamme d’agents pathogènes conforme aux exigences de la chaîne alimentaire.
  • Actinovate®, un fongicide/bactéricide biologique dont l’ingrédient actif est un microbe — la bactérie naturelle Streptomyces lydicus — qui colonise le système racinaire et le feuillage de la plante et la protège des bactéries et champignons nuisibles tout en réduisant le risque de résistance au traitement.

« Pionnier dans les biotechnologies et leader mondial des solutions biologiques à base d’enzymes, de microbes et de micro-organismes, Novozymes a développé en 70 ans plus de 700 produits inspirés des mécanismes de la Nature, permettant à de multiples industries de mener leur transition environnementale : agroalimentaire, énergie, papèterie, textile, eaux usées, santé, etc… » (Source : Novozymes)

Focus sur SYMRISE : la valorisation des déchets de l’industrie papetière grâce à la biochimie

Aujourd’hui la chimie repose largement sur les ressources fossiles étant responsable de 14 % de la demande mondiale de pétrole et de 8 % de la demande de gaz; surtout elle pourrait représenter un tiers de la croissance de la demande en ressources fossiles d’ici 2030. La moitié de la biomasse annuelle mondiale serait nécessaire pour répondre aux besoins de substitution aux ressources fossiles induisant une insécurité alimentaire grandissante, et menaçant l’expansion des forêts nécessaire pour la préservation de la biodiversité et en tant que puit de carbone26.

logo-symrise

Si aujourd’hui les produits biosourcés couvrent déjà 12 % du chiffre d’affaire de l’industrie chimique européenne27, le recours à des produits agricoles labellisés pour l’agriculture durable et régénérant les écosystèmes ou à une biomasse issue de déchets agricoles et forestiers est nécessaire et porteuse d’opportunités. Elle permettra d’éviter le recours à l’agriculture intensive et l’augmentation de la pression sur les ressources tout en réduisant la toxicité des produits et en séquestrant le carbone dans ceux-ci, participant ainsi à la transition vers une véritable bioéconomie.

Chiffres clés

  • Chiffre d’affaire 2020 : 3,520 mds €
  • Croissance organique sur 5 ans : + 6 %
  • Marge Ebitda28 : entre 19 % et 22 %
Source : Rapport Symrise, 2020

Véritable levier d’économie circulaire, la biochimie permet de réutiliser des déchets agricoles et forestiers — ou d’autres résidus industriels — pour fabriquer des matériaux, produire de l’énergie, élaborer des aliments ou encore des cosmétiques, participant ainsi à l’objectif de la stratégie européenne pour le secteur chimique d’accroitre le recours à des substances chimiques biosourcées.

Pionnier sur les segments « Arômes & Nutrition » et « Senteurs & Soin », Symrise sert 6 000 clients dans plus de 150 pays avec plus de 30 000 ingrédients et solutions entrant dans les produits du quotidien, depuis la fraîcheur mentholée d’un dentifrice à la délicatesse d’un parfum en passant par les cosmétiques et les détergents. Présent également dans les aliments et les boissons, les innovations Symrise contribuent à une alimentation plus seine et plus durable.

Un exemple de produit de rupture

Cyclomudol Acetate® : L’acétate de cyclodumol est fabriqué à partir de térébenthine sulfatée brute provenant de forêts de pins durables du Sud-Est
des États-Unis, une matière secondaire de l’industrie de la pâte à papier. Symrise créé ainsi de la valeur à partir de ce sous-produit qui, sans cette intervention, serait destiné au rebut. Formulé pour être utilisé dans les créations florales, fruitées et herbacées afin d’en enrichir le volume et la profondeur, l’acétate de cyclodumol est un ingrédient renouvelable qui entre, par exemple, dans la composition de certains savons.

« Depuis 1874, Symrise créé des solutions inspirantes et innovantes à forte valeur ajoutée qui — principalement fabriquées à partir de matières premières naturelles comme la vanille, les agrumes, les oignons, le poisson, la viande, les fleurs et les matières végétales, mais aussi à partir de résidus industriels valorisés — améliorent les propriétés sensorielles et la qualité gustative et nutritionnelle de multiples produits du quotidien. »

Focus sur VEOLIA : le recyclage du plastique

Aujourd’hui, en Europe 25,8 millions de tonnes de plastiques sont produites chaque année et 70 % des plastiques sont incinérés ou enfouis29 ; les principales sources de déchets plastiques sont les emballages avec 59 % du total ; ces plastiques flexibles sont à l’origine de 80 % de la pollution marine30 tandis que les fibres textiles sont à l’origine de la production de microplastiques toxiques pour la santé et l’environnement.

    logo-veolia

    Recycler le plastique génère 3 bénéfices en 1 :

    • Apport d’une matière première secondaire comparable à la résine vierge une fois triée et purifiée ;
    • Réduction de la pollution en macroplastiques et microplastiques sur la santé humaine et la biodiversité ;
    • Réduction des émissions de 3000 kg CO2 / tonne (pour le plastique PET) et de polluants grâce à l’absence d’utilisation d’intrants fossiles31.

    Chiffres clés

    • Chiffre d’affaire 2020 : 26,01 mds d’euros
    • Taux de croissance annuel du chiffre d’affaire sur les 5 dernières années : +1,6 % (y compris l’année 2020, impactée par le COVID)
    • Marge EBITDA 202032 : +14 %
    Source : Veolia

    Une offre alternative à la matière fossile et aux déchets

    Veolia traite plusieurs types de déchets plastiques liés à l’industrie agroalimentaire, comme le polyéthylène téréphtalate et le polypropylène utilisés comme emballage alimentaires pour les boissons et les produits lactés respectivement. Une technique qui se décompose en plusieurs étapes :

    • La collecte et le transport des plastiques au centre de traitement ;
    • Le pré-tri pour séparer les plastiques, les papiers, les cartons, les métaux, etc., pour ensuite trier les plastiques entre eux ;
    • Le lavage à l’eau chaude pour supprimer les impuretés ;
    • Le broyage pour réduire les plastiques en particules ;
    • La formulation pour atteindre la qualité produit et les caractéristiques techniques spécifiques attendues par le client ;
    • L’extrusion pour régénérer la matière.

    Ce faisant, Veolia participe à la réalisation de la stratégie européenne sur l’économie circulaire qui vise notamment à assurer le recyclage de 90 % des contenants de liquides en PET dans un processus bouteille-à-bouteille d’ici à 2029 et de recycler 55 % des municipaux d’ici à 2025.

    « Avec pour ambition de devenir l’entreprise de référence de la transformation écologique, le groupe Veolia a servi en 2020 95 millions d’habitants en eau potable et 62 millions en assainissement, produit près de 43 millions de mégawattheures et valorisé 47 millions de tonnes de déchets. » (Source : Veolia)

    SENELLART Suzanne

    Suzanne SENELLART

    Head of Environmental Equities
    Gaudin-Hamama_Hadrien

    Hadrien GAUDIN-HAMAMA

    ESG Analyst
    *Sources : Ellen MacArthur Foundation. (2021). Universal circular economy policy goals, The nature imperative, how the circular economy tackles biodiversity loss.
    **Les risques spécifiques liés à l’investissement dans la stratégie sont liés à : la perte de capital, les titres de participation, les sociétés de petite, moyenne et grande capitalisation, les taux de change, les investissements ESG, la concentration géographique, la concentration du portefeuille, et le risque en matière de durabilité
    1. https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52021DC0550&from=EN 
    2. Tout investissement comporte des risques, y compris le risque de perte en capital et de durabilité
    3. L’économie circulaire propose un cadre de solutions systémiques qui répond aux défis mondiaux tels que le changement climatique, la perte de la biodiversité, les déchets et la pollution. Elle repose sur trois principes : éliminer les déchets et la pollution, maintenir les produits et le matériaux en service et régénérer les systèmes naturels. (Source : Ellen MacArthur Foundation.
    (2021). "Universal circular economy policy goals").
    4. https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52021DC0550&from=EN 
    5. Correspond aux plans d’actions mis en place pour respecter l’Accord de Paris, c’est-à-dire la hausse qu’il ne faudrait pas dépasser pour la température moyenne de la planète entre 1850 et 2100. Limites internes non contraignantes mentionnées dans les documents juridiques du fonds, Mirova peut changer ces limites à tout moment sans préavis. L’impact carbone des investissements est calculé à partir d’une méthodologie propriétaire pouvant comporter des biais.
    6. 2007 correspond au lancement du Natixis Impact Life Quality, une stratégie France qui avait une politique d’investissement identique et a fusionné en 2013 avec la stratégie Mirova Europe Environmental Equity.
    7. https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/IP_21_3541
    8. Environmental And Health Impacts Of Pesticides And Fertilizers And Ways Of Minimizing Them: Envisioning A Chemical-Safe World, Unep, 2021
    9. Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers, Poore and Nemecek, Science, 2018
    10. UN Emissions Gap Report 2020, UNEP, 2020
    11. Source : FAO-UNEP state of world forests 2020
    12. Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat
    13. Special Report on Climate Change and Land, IPCC, 2019
    14. UN Emissions Gap Report 2020, UNEP, 2020
    15. Environmental And Health Impacts Of Pesticides And Fertilizers And Ways Of Minimizing Them: Envisioning A Chemical-Safe World, Unep, 2021 UN Emissions Gap Report 2020, UNEP, 2020
    16. Source : ONU
    17. Planetary boundaries: Guiding human development on a changing planet, 2015, Steffen et al, Science
    18. Source : UNEP-WCMC, 2020, Beyond ‘Business as Usual’: Biodiversity Targets and Finance
    19. Source : Proceedings of the National Academy of Sciences
    20. Source : European Business and Biodiversity Campaign, IUCN, 2019
    21. Breaking the Plastic Wave, Systemiq, 2020
    22. Breaking the Plastic Wave, Systemiq, 2020
    23. Environmental And Health Impacts Of Pesticides And Fertilizers And Ways Of Minimizing Them: Envisioning A Chemical-Safe World, Unep, 2021
    24. EU Farm to Fork Strategy, 2020, European Commission
    25. Mesure du bénéfice d’exploitation d’une entreprise en pourcentage de son chiffre d’affaires. L’acronyme EBITDA signifie bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement.
    26. The future of petrochemicals, 2018, IEAA
    27. Source : Xerfi, La chimie du végétal au défi du passage à l’échelle industrielle, 2020,
    28. Mesure du bénéfice d’exploitation d’une entreprise en pourcentage de son chiffre d’affaires. L’acronyme EBITDA signifie bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement.
    29. A European Strategy for Plastics in a Circular Economy, 2018, European Commission
    30. Breaking the plastic wave, 2020, Systemiq
    31. Base Carbone, 2021, ADEME
    32. Mesure du bénéfice d’exploitation d’une entreprise en pourcentage de son chiffre d’affaires. L’acronyme EBITDA signifie bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement.
    Les exemples fournis dans ce document sont à titre illustratif uniquement et ne doivent pas être considérés comme une recommandation ou une sollicitation d’investissement. Les informations fournies reflètent l’opinion de mirova à la date de ce document et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis.
    AUTRES PUBLICATIONS
    Transition environnementale, stratégie Mirova Global Environmental Equity
    Quand atténuation du changement climatique rime avec innovations technologiques
    Publié le 12/10/2021

    Le monde et l’économie d’aujourd’hui sont confrontés à des enjeux de long terme, comme la sécurité des ressources, la nécessité d’assurer des écosystèmes sains ou encore la stabilité climatique. Parce qu’il n’existe pas de Planète B, c’est l’affaire de tous d’œuvrer pour l’accélération de la transition énergétique et environnementale. La finance ne fait pas exception et a un rôle à jouer pour atteindre la neutralité carbone en 2050 et ainsi limiter la hausse des températures à 1,5°C1. Les investissements peuvent aussi contribuer à la transition vers une économie qui rend plus à la planète qu’elle n’extrait de ressources et contribue à l’accroissement de la biodiversité. C’est l’objet de la stratégie Mirova Global Environmental Equity, une stratégie actions thématique visant à investir dans des sociétés qui développent des solutions robustes et des services de pointe générant un impact significatif sur la chaîne de valeur environnementale, notamment sur l’énergie et permettant une diminution rapide des émissions de gaz à effet de serre.

    En savoir plus

    Green Vision : série pédagogique sur la transition de l’économie vers un modèle plus durable
    Green Vision : série pédagogique sur la transition de l’économie vers un modèle plus durable
    Publié le 05/10/2021

    Natixis Investment Managers et Mirova vous invitent à voyager au cœur de la transition vers un monde plus durable. Parce que de nombreuses opportunités naissent des plus profonds bouleversements, Green Vision vous propose de découvrir comment les acteurs de différents secteurs peuvent contribuer à la transition vers un modèle plus durable et révolutionner votre manière d'envisager vos investissements. Retrouvez les experts en analyse ESG de Mirova, qui vous livreront les clefs pour identifier les risques, mais aussi les opportunités que recèlent ces secteurs.

    En savoir plus

    Ambition-Climat_Une stratégie actions au service d’une économie décarbonée
    Une stratégie actions au service d’une économie décarbonée
    Publié le 08/11/2021

    L’heure de la mobilisation générale Depuis maintenant plusieurs décennies, nous assistons chaque année à un renforcement des conséquences du changement climatique. Les sécheresses, les vagues de chaleur, les fortes pluies, les inondations et les glissements de terrain deviennent de plus en plus fréquents. En parallèle, l’élévation du niveau de la mer, l’acidification des océans se poursuivent sous l’effet du réchauffement. Nous savons également que le changement climatique participe à accélérer le déclin de la biodiversité déjà mise en péril par les activités humaines, indépendamment du climat. Des changements drastiques s’imposent, tant dans la production d’énergie que dans les processus de fabrication et les modes de consommation. Afin de rendre le système énergétique actuel compatible avec le défi climatique, il est crucial d’accompagner l’accélération de la transition vers une économie décarbonée, et la mobilisation doit être générale. La finance ne fait pas exception et a un rôle à jouer, en opérant une transformation profonde des choix en matière d’allocation des capitaux. Manuel Coeslier, Gérant de la stratégie actions Mirova Climate Ambition1, et Ladislas Smia, Directeur de la Recherche en Développement Durable, nous éclairent sur la mobilisation générale qu’implique LE défi du 21ème siècle. 

    En savoir plus