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Vote et d'engagement : bilan 2012

03/02/2013

Le point avec Zineb Bennani, Responsable gouvernance et engagement de Mirova…

/// En quelques chiffres 
- Elargissement du périmètre européen et internationalisation : progression du périmètre de vote de 101 %
- Plus de 150 actions d'engagement sur les thématiques ESG


Une saison des votes riche en débats dans un contexte macroéconomique empreint d’incertitudes

En ligne avec les engagements pris en 2011, Natixis Asset Management a élargi son univers de vote qui couvre désormais les Etats Unis et le Japon. 
Au total, 11 982 résolutions réparties de manière égale entre la France, l'Europe et le reste du monde, ont été votées en 2012.

Cette saison a par ailleurs été riche en débats du fait des incertitudes sur les perspectives d’évolution de l’environnement macroéconomique et des réformes européennes à venir sur les questions de gouvernance.
Dans ce contexte, Natixis AM a porté une vigilance accrue à la qualité de la gouvernance et aux orientations stratégiques long terme des entreprises.


« Ainsi, conformément à notre stratégie continue visant à faire progresser dans la durée les entreprises vers les meilleurs standards, nous avons renforcé nos exigences sur les enjeux clés que sont les nominations des administrateurs et les rémunérations des dirigeants.
Ce renforcement vise à mettre en exergue nos préoccupations pour une gouvernance plus responsable, orientée vers la création de valeur à long terme et qui passe par l’intégration d’objectifs environnementaux et sociaux. »

Les principales tendances observées reflètent des signes d’améliorations positifs, mais celles-ci demeurent insuffisantes au regard des enjeux auxquels les entreprises doivent faire face, justifiant par la même un taux de contestation de 29 %.

« De manière plus spécifique, nous avons toujours de fortes attentes en matière d’amélioration de la qualité de la composition des conseils d’administration tant en termes d’indépendance, que de compétence ou de disponibilité, et de transparence des processus de nomination.
Les insuffisances constatées nous ont conduits à nous opposer à l’élection ou la réélection d’un administrateur sur 4,  ce qui représente 35 % des votes d’opposition émis.

« Sur le sujet des rémunérations, nous estimons que le niveau de transparence et de corrélation des systèmes de rémunération avec la création de valeur long terme présente encore des marges de progrès significatives, expliquant ainsi le niveau de contestation enregistré en 2012 et qui s’élève à 80 % des résolutions relatives aux rémunérations des exécutifs (soit 541 résolutions), soit 19 % des votes d’opposition émis.

Un dialogue toujours renforcé avec les sociétés sur la qualité du conseil et les rémunérations qui devraient être plus corrélées à des indicateurs de performance économique, environnementale et sociale à moyen terme

« Dans le même temps, nous avons renforcé notre engagement auprès des sociétés en portefeuille pour maintenir un dialogue constructif, et encourager une évolution vers les meilleures pratiques.
Ainsi, nous avons mené 150 actions d’engagement en 2012. S’agissant des sujets de gouvernance et considérant l’importance croissante des questions de rémunération avec l’avènement du « Say on Pay » à travers le monde, nous avons fait de cette thématique un axe central de dialogue, en mettant l’accent sur le lien avec la performance long terme de l’entreprise qui passe par des objectifs environnementaux et sociaux aussi.

« L’autre grand sujet d’engagement sur la gouvernance a été l’équilibre des pouvoirs au sein de la structure de contrôle. Les thématiques environnementales et sociales/sociétales ont également fait l’objet d’échanges soutenus, notamment sur la qualité des rapports, l’intégration des enjeux dans la chaîne d’approvisionnement et la gestion des ressources humaines.

Si la réussite de l’engagement sur des sujets de fond devra s’évaluer dans la durée, nous notons cette année trois tendances positives :
1 - une demande croissante des entreprises pour entamer un dialogue en amont des assembles générales afin d’intégrer nos préoccupations ;
2 - une prise de conscience grandissante, de la part des instances de direction, de l'importance des sujets de Responsabilité Sociale de l’Entreprise et de gouvernance pour les actionnaires de long terme. Cela se traduit par des échanges croissants avec les Présidents et/ou Directeurs Généraux des sociétés;
3 - une amélioration des pratiques de certaines entreprises avec lesquelles nous sommes en processus de dialogue depuis plusieurs années, ce qui conforte notre démarche et nous encourage à poursuivre le dialogue instauré.

2013 : un dialogue plus ciblé sur l’intégration des enjeux du Développement Durable dans la gouvernance des entreprises

L'année 2013 marquera un nouveau tournant dans le déploiement de la politique de vote et d'engagement de Natixis AM. L'univers de vote devrait désormais couvrir l'ensemble des zones géographiques et la politique d'engagement devrait se déployer de manière plus ciblée tout en privilégiant une démarche structurée et collaborative orientée vers la création de valeur à long terme. Sur le plan législatif et réglementaire, l’année 2013 s'annonce riche en débat, que ce soit en France avec le projet de loi sur les rémunérations des exécutifs et la modernisation de la gouvernance qui devrait paraître au printemps, ou au niveau européen avec la mise en œuvre des dispositions annoncées dans le cadre du plan d’action pour la modernisation du droit européen des sociétés et du gouvernement d’entreprise. L’ESMA vient également publier les conclusions de sa consultation sur les agences de proxy visant à mieux encadrer les activités des conseillers en politique de vote.
Pour répondre à ses ambitions, Natixis AM s'est doté d’un pôle d’expertise dédié, Mirova, rassemblant trente-six experts multidisciplinaires et spécialistes de l'investissement durable. La mise en place d'un partenariat de recherche avec l'Université de Cambridge, et la présence active aux initiatives de place internationales (PRI, ICGN, IIRC...) lui permettent en outre d'être au cœur des débats et de participer activement au développement d'une nouvelle approche de l'investissement qui prenne en compte l’ensemble des enjeux sociaux, environnementaux et économiques pour un développement durable.