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Solidaire(s) !

10/06/2013

Focus sur le solidaire avec Christine Lebreton, responsable gestion multithématique actions euro / Europe et Impact investing de Mirova.

En dix ans, le financement solidaire a été multiplié par huit, avec un taux de croissance moyen et régulier de 30 %. L’épargne solidaire a concrètement permis de loger ou reloger 13 400 familles, de créer ou consolider 201 000 emplois de contribuer à la production d’énergies renouvelables, au développement de l’agriculture biologique ou encore au soutien d’organismes de microfinance dans le monde…


Qu'est-ce qu'un fonds solidaire ?

Les fonds dits « solidaires » sont des fonds d’investissement qui financent des projets issus de l’économie sociale et solidaire.

Il existe 2 types de fonds solidaires :
- d’une part, les « fonds de partage » qui consistent pour l'épargnant à faire don de tout ou partie des revenus de son placement à une œuvre d'intérêt général ayant un caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, culturel ou environnemental ;
- et d’autre part, les « fonds solidaires » qui ont la particularité d’avoir une partie de leur actif investi dans des entreprises solidaires et structures d’utilité sociale non cotées (i.e. qui ne sont pas cotées en Bourse), ce qui permet à l’épargnant de participer au financement de projets solidaires sans toutefois renoncer aux revenus de son placement.


À qui s'adressent ces fonds ?

Ces fonds s'adressent aux investisseurs institutionnels et particuliers, notamment aux 12 millions de salariés bénéficiant d'un plan d'épargne salariale. L’épargne salariale est précisément devenue le principal collecteur d'épargne solidaire en France.
Deux lois sont à l'origine de son essor : la loi de février 2001 qui oblige les entreprises à proposer au moins un fonds solidaire dans leurs Plans d'Épargne pour la Retraite Collectifs (PERCO), et la loi de modernisation de l'économie de 2008 qui étend cette obligation à l'ensemble des Plans d'Épargne Entreprise (PEE).

Mais l'épargne solidaire a vocation à se développer en dehors de l'entreprise et des dispositifs d’épargne salariale, à savoir dans les réseaux bancaires via des placements d’épargne solidaire tels que les Sicav, FCP, livrets ou encore l’assurance-vie.


Pour quels types de projets ?

En France, les fonds sont essentiellement investis dans des "entreprises solidaires", c'est-à-dire qui ont été agréées comme telles par les pouvoirs publics.
Il s'agit d'entreprises non cotées, à taille humaine, qui contribuent au progrès social et environnemental. On y retrouve aussi bien des entrepreneurs sociaux, que des associations ou des coopératives agissant dans les domaines du logement (ex : Habitat et Humanisme), de l'insertion par l’emploi (ex : SIFA), de la solidarité Nord-Sud (ex : ACTED), des énergies renouvelables (ex : ENERCOOP), du microcrédit (ex : ADIE) ou encore de l'agriculture.

À noter : les fonds solidaires ne peuvent pas investir plus de 10 % maximum de leurs encours dans des entreprises solidaires, le reste étant placé dans des actifs financiers tels que les actions, les obligations, le monétaire, afin de garantir la liquidité et la valorisation financière du placement.


Quelle différence y a-t-il entre fonds « solidaire » et fonds « ISR » ?

Les investissements solidaires sont réalisés dans des entreprises non cotées, le plus souvent en France, et qui bénéficient de l'agrément solidaire. La partie solidaire du fonds (à hauteur de 10 % maximum) a pour objectif de financer des projets ayant un impact social positif, prédéterminé et mesurable. Cet impact peut s’évaluer au travers des réalisations des entreprises solidaires : construction de logements sociaux, aide à la création d'emplois, distribution de microcrédits, etc…
Les fonds ISR, c'est-à-dire d’Investissement Socialement Responsable, cherchent pour leur part à sélectionner les entreprises cotées en Bourse ayant un profil attractif à la fois sur le plan financier et au regard des pratiques ESG. Les critères ESG sont des critères extra-financiers relatifs aux bonnes pratiques des entreprises analysées au regard de l’Environnement, des pratiques Sociales/Sociétales et de Gouvernance.

Ces deux approches solidaires et ISR peuvent très naturellement se compléter : ainsi de nombreux fonds solidaires sont aussi ISR dans la mesure où leurs gérants analysent, sous l’angle ESG, les 90 % du fonds placés en actions cotées et/ou en obligations et où les 10 % restants sont investis dans des projets solidaires.

L’épargnant peut ainsi investir dans un placement socialement responsable et solidaire, permettant de concilier un impact social et environnemental et une recherche de rendement financier.


Source Finansol : 10e édition du Baromètre de la finance solidaire – édition 2012-2013.
Source : Mirova, pôle d’expertise en investissement responsable de Natixis Asset Management.